Une batterie pliable et qui se charge en une minute, c’est possible

L’université de Stanford fait parler d’elle ! Des scientifiques ont en effet mis au point une batterie aluminium novatrice qui serait capable de se plier, de se charger en moins d’une minute, le tout sans risque de prendre feu. Tout l’opposé des batteries lithium-ion classiques que nous connaissons actuellement. Les batteries du futur ?

La batterie pliable miraculeuse ?

Sur le papier, les travaux réalisés par des étudiants de Stanford ont tout pour séduire. Leur batterie aluminium-ion rechargeable semble apporter la réponse que tout le monde cherche. Ah, les batteries de smartphone qui nous lâchent en quelques heures ! L’université n’a pas manqué de mettre en avant l’avancée que représente cette batterie. « Nous avons développé une batterie rechargeable en aluminium qui peut remplacer les dispositifs de stockage existants, tels que les piles alcalines, qui sont mauvaises pour l’environnement, et les batteries lithium-ion, qui, parfois, ont tendance à prendre feu » confie le professeur Hongjie Dai.

Rapide à recharger, cette batterie est aussi durable selon ses créateurs. Alors que d’autres batteries en aluminium développées ailleurs ne peuvent pas durer au-delà d’une centaine de cycle, celle-ci pourrait couvrir 7 500 cycles ! A titre de comparaison, une batterie lithium-ion conventionnelle est conçue pour un millier de cycles. Cette batterie pliable serait aussi peu coûteuse. Aucune précision n’a toutefois été apportée sur ce point.

Les limites de la batterie aluminium-ion

Attention toutefois, le niveau de tension de ces batteries reste encore un peu limité… elle ne produit que 2 volts environ, ce qui est assez éloigné des 3,6 V nécessaires pour le fonctionnement des smartphones tablettes et autres ordinateurs de notre quotidien. Autre limite, le nombre de watts d’électricité par kilogramme embarqués. Le ratio est ici de 40 W par kilogramme, alors qu’une batterie conventionnelle au lithium s’échelonne de 100 à 200 W / kg. Ces sujets centraux sont à l’étude, mais il est notamment question d’améliorer le matériau de la cathode pour renforcer et le voltage et la densité d’énergie.

Si l’engouement général est compréhensible lorsque l’on évoque tous les avantages de cette batterie en aluminium, certains veulent encore attendre avant d’y croire. C’est le cas notamment du patron du constructeur de voitures américain Tesla, Elon Musk. Sur Twitter, ce dernier a réagi. Il rappelle avec justesse que le voltage et l’ampérage de ces batteries sont essentiels. « Généralement, on échoue sur l’ampérage » confie avec expérience Elon Musk, lui qui travaille d’arrache-pied sur la prochaine génération de batteries qui équiperont ses voitures électriques. Tesla propose pour le moment des batteries d’une puissance de 120 kW qui ne mettent que 30 minutes à être chargées à 80 %, confiant à la voiture une autonomie de 275 km. Imaginez si la voiture pouvait se charger en une minute !

Pour le moment, les travaux menés par les étudiants de Stanford n’en sont qu’à leurs débuts. Gageons que des solutions soient apportées aux problèmes soulevés, afin de voir un jour cette batterie dans le commerce.

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