écran graphene

Des écrans LED flexibles et semi-transparents en graphène

Et si les smartphones épais comme une feuille de papier et transparents n’étaient pas que des objets que l’on voit dans les films de science fiction ? Les appareils flexibles commencent peu à peu à se démocratiser. Apparaissent désormais les écrans LED flexibles et semi-transparents en graphène. Présentation.

Un nouveau prototype d’écran graphène semi-transparent dévoilé

Les télévisions à écrans incurvés ont envahi le CES 2014. Idem pour les smartphones aux écrans flexibles et/ou courbes. Samsung commence à proposer des smartphones équipés de cette technologie avec le Galaxy Note Edge et bientôt un probable Galaxy S6 Edge, mais il faut bien l’avouer, nous sommes loin de ce que nous imaginons dans nos rêves les plus fous.

Des chercheurs de l’Université de Manchester et de l’Université de Sheffield ont publié un article dans la revue Nature Materials dans lequel ils affirment avoir développé un nouveau prototype d’écran semi-transparent utilisant des LED flexibles en graphène. Cette technologie permettrait donc d’imaginer des produits ultra-fins, flexibles, semi-transparents et extrêmement lumineux. Car la prouesse technique est tout de même de taille.

Le graphène, la solution pour des écrans lumineux de qualité

En superposant plusieurs couches de graphène formant un point quantique, les chercheurs sont parvenus à fabriquer une LED de 10 à 40 atomes d’épaisseur. Pour faire simple, un point quantique emprisonne les électrons dans un espace en trois dimensions. Sur un écran par exemple, chaque pixel serait un point quantique. On parle donc vraiment d’une finesse microscopique.

Le graphène, pour ceux qui s’intéressent au phénomène des écrans flexibles, n’est pas quelque chose de nouveau. On en entend parler lorsqu’il s’agit de capteurs photos, de batteries ou d’écrans. La bonne nouvelle, c’est que les premiers résultats sont très encourageants puisque la structure créée par ces chercheurs est capable de fonctionner pendant plusieurs semaines. Mais là où cette étude est extrêmement importante, c’est qu’elle permet de montrer qu’il est possible de créer ce genre de technologie sans avoir à recourir à un matériau extrêmement utilisé dans la recherche : le cadmium. Car si ce matériau est autorisé pour la recherche il est trop toxique pour pouvoir constituer un jour une partie des produits grand public.

Cette recherche, qui n’en est qu’à ses prémices, est donc prometteuse. Nous n’aurons pas de smartphone épais comme une feuille de papier dès l’année prochaine mais les progrès sont encourageants… et nous laissent à nouveau rêver.

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